Le récit

Chouette 2Le récit semble simplement mettre en scène des protagonistes et la succession de leurs actions. Il possède en réalité quatre vertus particulièrement pertinentes pour la communication.

D’abord le récit rend intelligible la cohérence de cette succession d’événements apparemment disparates qui en constitue la matière première. Que le récit l’exprime ou le laisse entendre, on comprend que toutes ces péripéties ont un sens. Pour la communication des entreprises, le sens qui structure tous les événements relatés par le récit, c’est la mission que s’assigne l’entreprise.

Ensuite, le récit rend visible la personnalité des protagonistes. Leurs actes apportent la preuve irréfutable de leur caractère, sous une forme beaucoup plus crédible qu’une affirmation  péremptoire. Dans le domaine de la communication, la personnalité de l’acteur c’est l’image de l’entreprise ou de sa marque, ou la réputation du dirigeant.

Le récit favorise aussi l’implication des destinataires. Alors que le discours a toujours tendance à être prescriptif et normatif, le récit, lui, ouvre un espace d’interprétation et d’émotion aux récepteurs qui deviennent ainsi actifs. En ce sens, le récit est une forme de communication moderne, adaptée aux attentes d’interactivité des publics d’aujourd’hui.

Le récit, enfin, contribue à la mémorisation du message : on se souvient aisément d’une histoire pour peu qu’elle soit bien racontée. Plus encore, la forme du récit est par excellence celle de la circulation des opinions dans le public. EN termes modernes, c’est ce qu’on appelle « le buzz » ; c’es ce que nous appelons la propriété « doxogène » de certaines entreprises, marques ou responsables : leur capacité à générer du discours.

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